Le Jour d'Algérie 05 mars 2014

Le projet «Tempus-Averroès» insuffisamment exploité.

L’Université algérienne doit tirer davantage profit du projet «Tempus-COMpétence Projets Européens REseau  Averroès  (COMPERE-Averroès)»,  a  estimé  hier  à  Constantine  la  coordinatrice  de  ce  projet, Mme Marguerite Pezeril. Selon cette experte de l’université de Montpellier (France), qui s’exprimait en  marge  d’une  rencontre  de  trois  jours  destinée  au  lancement  de  ce  projet  à  l’université  de Constantine-1

,  «il  serait  plus  avantageux  pour l’université, ou  toute  autre  institution  algérienne  de  recherche scientifique, de renforcer sa présence pour profiter au maximum de ce programme financé avec  le  soutien  de  la  Commission  européenne».  Mme  Pezeril  a  précisé  que  le  projet  Tempus-COMPERE-Averroès est «un consortium de 80 universités qui contribuent, depuis septembre 2008, à l’internationalisation des universités du Maghreb et au renforcement des capacités des organismes d’enseignement supérieur et de recherche d’Algérie, du Maroc et de Tunisie».

Ces institutions sont d’ailleurs «invitées à participer aux appels à projets européens durant la période 2014-2016 qui sera notamment caractérisée par la formation, en trois ans, de 52 experts dans ces trois pays, dont 18 pour l’Algérie», a-t-elle également indiqué. La coordinatrice de ce projet a précisé, dans un entretien à l’APS, qu’une enveloppe de 900000 euros a été attribuée par l’Union européenne pour financer la formation de ces experts.

La session de formation regroupe 26 participants dont 20 membres des universités maghrébines et six représentants des institutions d’enseignement supérieur européennes, membres du consortium (trois universités françaises, une italienne, une espagnole et une irlandaise), a indiqué la représentante de Tempus COMPERE-Averroès 2014-2016, un projet à la coordination duquel participe l’université de Constantine-1. Le renforcement des coopérations pour la recherche, le développement technologique, les échanges académiques, la création de 12 sites pilotes pour la veille, le transfert de compétences et la formation d’experts et de responsables aux projets européens figurent parmi les résultats attendus
à l’horizon 2016, a-t-on indiqué lors de cette rencontre.

Ahlem. N.